Dons dans le cadre d'une relation informelle et le fisc : un piège fiscal courant

Auteur : Krzysztof Burzyński

De nombreux couples vivent aujourd'hui en concubinage, gèrent leur foyer ensemble et se considèrent comme des proches. Au quotidien, cela paraît naturel. Cependant, du point de vue du fisc, la situation est différente : en concubinage, vous êtes considérés comme des étrangers. Cette différence a des conséquences bien précises, notamment en matière de transferts d'argent entre partenaires.

Pourquoi est-ce important ?

Le point le plus délicat concerne les dons. Dans le cadre d'une relation informelle, le transfert de fonds peut être géré par l'État d'une manière souvent inattendue.

Si vous faites un cadeau à votre partenaire non marié(e), l'administration fiscale le considérera comme un don entre personnes non apparentées, relevant ainsi de la troisième tranche d'imposition. Autrement dit, la nature de votre relation n'a aucune importance ; seul le statut légal compte.

Troisième groupe fiscal

Dans le cas des dons considérés comme effectués entre inconnus, des règles différentes s'appliquent par rapport aux relations formellement considérées comme les plus étroites.

En pratique, le point essentiel est que le montant exonéré d'impôt n'est que de 5 733 PLN sur les cinq dernières années. Ce plafond est relativement bas, surtout si les dons visent un véritable soutien financier, des transferts importants ou des versements en plusieurs fois.

Que se passe-t-il lorsque vous dépassez la limite ?

Si les fonds transférés dépassent la limite indiquée, il existe un risque fiscal réel.

Les fonds dépassant ce montant peuvent être imposés à un taux pouvant atteindre 20 %. Cela surprend souvent, car la fiscalité est rarement prise en compte dans les partenariats, et l'administration fiscale peut considérer une telle transaction comme purement formelle.

Les cadeaux entre partenaires hors mariage – une erreur fréquente

Les donations entre partenaires de vie commune non mariés constituent l'un des pièges fiscaux les plus courants. Les problèmes surviennent le plus souvent lorsque la donation est initialement conçue comme un geste de générosité, pour ensuite se révéler imposable aux yeux du fisc.

En cas de doute, il est préférable d'en discuter au préalable.

Si vous souhaitez donner de l'argent à un proche et que vous n'êtes pas sûr que le fisc exigera des impôts, une consultation est une mesure prudente.

Il est judicieux de consulter un conseiller fiscal pour évaluer la situation et éviter des conséquences fâcheuses. En matière de fiscalité, les détails sont souvent cruciaux, et une décision prise individuellement peut engendrer des coûts et du stress inutiles par la suite.