Facture rectificative pas toujours correcte

Auteur : Mateusz Macios

Même si la réglementation polonaise en matière de TVA ne prévoit pas l'annulation d'une facture émise inutilement, dans la pratique, une telle action est acceptée.

La question de l’annulation devrait être réglementée par la loi

Le jugement du Tribunal administratif régional de Varsovie du 13 février 2018 a abordé un problème rencontré par de nombreux contribuables utilisant un logiciel comptable ne permettant pas d'annuler une facture émise. Dans cette affaire, le contribuable cherchait à supprimer une facture émise par erreur et non mise en circulation en émettant une facture rectificative, puis en annulant les deux factures. Malheureusement, l'émission d'une facture et d'une facture rectificative n'est possible que dans des circonstances strictement définies par la Loi sur la TVA et entraîne des conséquences juridiques spécifiques. Par conséquent, à la lumière d'une interprétation littérale de la Loi, le tribunal a conclu à juste titre que les factures émises par erreur et non mises en circulation ne doivent pas être incluses dans les décomptes de TVA, et que la procédure de suppression ne peut être incompatible avec les dispositions fondamentales relatives à la documentation des transactions. Toutefois, compte tenu de l'ampleur du problème et de l'inadéquation des dispositions de la Loi sur la TVA avec les réalités du marché, le ministre des Finances devrait envisager de réglementer la question de l'annulation des factures non mises en circulation dans la Loi sur la TVA, en autorisant éventuellement l'émission de factures rectificatives dont la description est précisée par la loi.

Concernant le jugement du Tribunal administratif régional de Varsovie du 22 février 2018, fondé sur la définition du dictionnaire d'une remise, le tribunal a accepté la position de l'administration fiscale selon laquelle l'octroi d'une remise résulte de la réalisation d'une condition suspensive : le paiement doit être effectué après l'émission de la facture. Cependant, la description de l'événement futur en cause indiquait que la remise devait être accordée à l'avance, sur la base de la déclaration d'intention de l'entrepreneur d'effectuer le paiement à une date déterminée, et que seul le défaut de paiement dans les délais entraînerait la perte du droit à une réduction de prix. Par conséquent, dans une telle situation, la base d'imposition serait fixée au moment de l'émission de la facture, et seule la survenance d'un événement futur et incertain (le défaut de paiement dans les délais) entraînerait un changement de base. On peut supposer que si le contribuable avait clairement indiqué dans sa demande qu'il s'agissait d'une condition résolutoire, la décision du tribunal aurait été différente. Cela est d'autant plus vrai que certaines administrations fiscales ont déjà adopté cette position par le passé.

http://podatki.gazetaprawna.pl/artykuly/1110316,sady-komplikuja-podatnikom-korekte-faktur.html