La clinique est héritée

Auteur : Piotr Taras LL.M.

Environ 40 établissements de santé sont gérés en « entreprise héritée ». Ce statut intervient après le décès du dirigeant et la nomination d'un successeur pour gérer l'entreprise jusqu'à ce que les héritiers déterminent la continuité de son activité.

Dans la grande majorité des entreprises dotées d'une gestion successorale (notamment celles qui ne nécessitent pas de licences, de permis, etc.), la question de la pérennité de l'entreprise ne nécessite qu'une décision des héritiers quant à la personne qui reprendra l'entreprise et à ses modalités. Dans le cas des entités fournissant des services médicaux, notamment celles ayant conclu des contrats avec la Caisse nationale de santé (NFZ) pour les soins de santé primaires, la situation se complique.

Le premier problème auquel est confronté un manager successeur est de trouver un remplaçant au médecin décédé. C'est un défi de taille, surtout pour ceux qui ne travaillent pas dans le secteur, qui ne connaissent pas le milieu médical et qui sont peu familiarisés avec le marché du travail hautement concurrentiel. Parfois, le médecin décédé dirigeait ses cliniques de manière quasi indépendante, alors que la plupart des dossiers patients lui étaient attribués.

La deuxième question la plus importante à laquelle les héritiers doivent répondre est la gestion future de la clinique. Si la décision est prise de laisser l'entreprise à la famille, deux options principales s'offrent à eux pour sa continuité : soit l'un des héritiers crée une entreprise individuelle et continue de gérer l'entreprise, soit les héritiers créent une société de personnes ou une société par actions.

Dans les deux cas, pour continuer à gérer l’entreprise sans heurts pour les patients actuels, il est nécessaire de convenir d’une formule appropriée avec le Fonds national de santé.

Il existe plusieurs façons de poursuivre l'activité tout en conservant les mêmes locaux, le même personnel et en transférant la déclaration, sous réserve de la continuité des services. Il est judicieux de coordonner l'ensemble du processus avec la branche compétente de la Caisse nationale de santé (CNSS), un processus complexe compte tenu du manque d'uniformité des pratiques entre les branches et du fait que deux ans (si la succession n'est pas prolongée) constituent une période courte qui permettra principalement de relever les défis actuels de la clinique (recrutement, fonctionnement continu, continuité des services) et d'élaborer une solution satisfaisante pour tous les héritiers.

Pour déterminer la continuité de l'exploitation d'une entreprise, il est important de prendre en compte les aspects fiscaux. Si l'entreprise est reprise par plusieurs héritiers, il est judicieux d'envisager différentes options, comme une société de personnes, une société à responsabilité limitée ou une fondation familiale.

Tous les aspects mentionnés ci-dessus doivent être pris en compte conjointement. Chacun d'entre eux aura un impact sur la succession de l'entreprise et sur la continuité de son activité, compte tenu des effectifs existants et des accords conclus avec la Caisse nationale de santé.